En cas d’échecs de nidation répétés , la culture prolongée a pour intérêt d’éviter le transfert d’embryons qui arrêtent leur développement avant le stade de Blastocyste, c’est à dire  entre J3 et J5 après la fécondation,, et qui ne peuvent pas s’implanter.

Au bout de 2 jours J2 ou J3, comme on ne sait pas reconnaître, de manière certaine,  les embryons viables, pour les choisir en vue du transfert, il est donc logique d’en transférer plusieurs, pour avoir plus de chance d’en avoir un de qualité.

Cela va aussi dans le sens d’en replacer 1 seul  (en l’occurrence Blastocyste) , pour limiter le taux de grossesse multiple.

 

Dans certains cas, nous proposons  des transferts d’embryons au stade de blastocyste, c’est-à-dire 5 à 6 jours après la récolte d’ovocytes.

Au cours de cette période de culture, il est ainsi possible:

  • de s’assurer du développement  correct des embryons jusqu’au jour 5 ou jour 6,
  • d’attendre une meilleure synchronisation entre l’endomètre et l’embryon,
  • de renoncer à transférer des embryons non viables.

L’arrêt de croissance des embryons répété, peut alors faire évoquer une cause à l’infertilité : un problème dans la qualité interne des gamètes (ovocytes ou spermatozoïdes) lors de la fécondation.

Pourquoi alors ne pas faire plus de culture prolongée: Jusqu’à présent la technique de Congélation lente ne donnait pas de bons résultats pour la cryoconservation des blastocystes et donc , si on avait de nombreux ovules et après fécondation de nombreux blastocystes , les résultats pour les récupérer pour transfert étaient très incertain.

L’arrivée du nouveau procédé : le vitrification , beaucoup plus fiable, devrait rendre plus utilisable , la culture prolongée.

La Vitrification :  la vitrification  réalise  un  passage  direct  de  l’état  liquide  de  l’eau  à  un  état  amorphe,  sans réarrangement moléculaire ordonné et donc sans cristallisation, grâce à une exposition à des concentrations élevées de cryoprotecteurs et à la rapidité du refroidissement.

Dans un article de 2010 ( http://humrep.oxfordjournals.org/content/25/7/1699.full )  les auteurs concluent qu’il n’existe pas d’effet délétère de la vitrification des blastocystes sur les enfants nés après cette technique comparé à ceux nés après transfert de blastocystes frais ou d’embryons congelés par la technique de congélation lente à J2 ou J3.

 

 

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